Les 4 conditions réglementaires, les preuves à constituer à chaque phase, et les pièges qui font retoquer un dossier. À imprimer et cocher au fil de votre mise en place.
Le décret n°2018-1341 (loi Avenir professionnel) pose 4 conditions cumulatives. Sans elles, pas d'AFEST au sens légal.
Analyse de l'activité de travail réalisée : le travail réel est décrit et adapté à des fins pédagogiques.
Preuve : document d'analyse (travail prescrit vs travail réel, situations formatrices identifiées).
Formateur désigné : un tuteur/accompagnateur est nommément identifié, formé à son rôle.
Preuve : désignation écrite + trace de sa préparation au rôle.
Phases réflexives prévues : des temps distincts de l'activité productive, planifiés, animés par le formateur.
C'est LA marque de fabrique de l'AFEST — un simple "apprentissage sur le tas" ne compte pas.
Évaluations spécifiques prévues : positionnement en amont, évaluations en cours et en fin de parcours.
Preuve : grilles d'évaluation datées, avant/après.
Établi AVANT le démarrage — un protocole rédigé après coup est le premier motif de rejet.
Objectif professionnel défini (compétences visées, adossées à un référentiel si certification).
Calendrier et modalités : durée, rythme des mises en situation et des phases réflexives.
Signatures des parties : apprenant, formateur, référent, employeur — datées, avant le premier jour.
Financement cadré : accord OPCO obtenu ou plan de développement des compétences notifié.
Pour chaque activité formatrice, un cycle complet documenté :
Auto-évaluation de l'apprenant sur les prérequis, datée.
Mise en situation documentée : date, durée, contexte, observations du formateur.
Photos (et vidéos courtes) du geste ou du résultat = preuves solides.
Phase réflexive tracée : compte-rendu écrit ou verbalisation enregistrée/transcrite, datée.
Le point le plus souvent vide dans les dossiers — c'est pourtant l'exigence centrale du décret.
Évaluation par résultat attendu : niveau atteint noté par le formateur, commentaires à l'appui.
Retour de l'apprenant recueilli (ressenti, confirmation des acquis).
Ce que votre OPCO (et un auditeur Qualiopi) s'attend à trouver :
Protocole signé par les quatre parties (l'original, daté d'avant le démarrage).
Traçabilité complète : qui a fait quoi, quand, sur quelle compétence — pour chaque cycle.
Attestation de fin de parcours : compétences validées, niveaux atteints, délivrée par le référent.
Preuves matérielles archivées : comptes-rendus réflexifs, grilles d'évaluation, photos, dans un dossier par apprenant.
Bilan du dispositif : ce qui a marché, ce qui est à ajuster (utile pour Qualiopi, indicateur d'amélioration continue).
Faire pour Apprendre trace chaque phase au fil de l'eau (horodatée), fait signer le protocole par les 4 parties dans l'outil, et génère le dossier de preuves complet par apprenant — PDF + photos + comptes-rendus — en un clic.
Voir comment ça marche — démo 30 min